A voir la faiblesse des indicateurs clés de l’e-mailing, compilés par Experian CheetahMail (publication dans le journal du net), il est permis de douter quant à l’efficacité des campagnes d’e-mailing, déjà trop souvent taxées de « pollution virtuelle »…
L’e-mailing, solution bien pratique pour tenir au courant vos clients, est-t’il dépassé? Est-ce la fin de l’ère des newsletters?
Des indicateurs de performance en baisse depuis 2004
19,67% tous secteurs confondus: c’est 20 points de moins qu’il y a 4 ans pour le taux moyen d’ouverture. Même constat pour le taux de clic en baisse tous secteurs confondus en BtoC and surtout en BtoB.
Quelles explications?
- Le blocage des images par les outils de messagerie électronique.
- Filtres anti-spam plus stricts dans les entreprises que chez les particuliers.
- Augmentation des campagnes d’e-mailing, on prend encore moins la peine de tout ouvrir.
- Attrait de nouvelles formes d’information pour suivre les nouvelles d’une activité: aggrégateurs de flux RSS, twitter et autres outils du web2.0 ont créé de nouveaux outils et canaux pour la communication.
Certains indicateurs toutefois encourageants
Le taux de réactivité se maintient autour de 18% malgré la baisse des taux d’ouverture et dans une moindre mesure des taux de clic. Preuve que de l’intérêt que portent tout de même les internautes à l’e-mailing.
Le palmarès des taux de réactivité
L’e-mailing garde le vent en poupe sur le critère du taux de réactivité dans le secteur:
- du tourisme (23,58%),
- du luxe (22,54%),
- des médias (21,19%),
- dans la distribution (20,48%)
Les Newsletters sont-elles dépassées?
Malgré tous les supports publicitaires qui apparaîtront dans les années à venir, l’e-mailing ne semble pas voué à une disparition rapide. Lorsque le support est utilisé intelligemment et qu’il ne se limite pas à une simple version numérique d’un vil prospectus, les possibilités sont extrêmement séduisantes.
Une newsletter, c’est inconsciemment comme une brochure qu’on reçoit, un magazine qui arrive tout beau tout propre chez nous, sans avoir à affronter la pluie. L’analogie avec le monde « physique » est simple: on s’abonne, on reçoit, pas besoin de plus de connaissances.
Apparentée à une publication (ici virtuelle), la newsletter offre des possibilités de design intéressantes qui font marquer des points sur l’apparence soviétique d’un flux xml (un fluRSS… mauvais jeu de mot?), encore faut-il les prendre en compte mais le design permet de créer un univers autour de la newsletter, qui devient immédiatement plus attrayante.
Avec la nouvelle dimension environnementale à prendre en compte, le format peut permettre l’envoi de mini-catalogues thématiques (la Camif, Mardi Mélodies par iTunes…).
Les autres supports (RSS, flux en tous genres) sont réservés à un public averti contrairement à la newsletter beaucoup plus accessible et démocratisée.
Enfin, la Newsletter reste un excellent moyen de conserver l’attention de clients sur le long terme et de les fidéliser. A vous de trouver la bonne ligne rédactionnelle, les bons titres, les bons sujets, les bonnes offres et comment bien les mettre en valeur. Sachez faire de votre newsletter plus qu’un simple outil, faites en un lien.
Taux d’ouverture: sur 100 e-mails reçus combien sont ouverts
Taux de clic: c’est le pourcentage d’internautes qui cliquent sur un support publicitaire (ici un lien dans l’e-mail et répondent ainsi à la sollicitation du message marketing. L’évolution de votre taux de clic est plus importante que la valeur en elle même: 1% peut être un bon score, alors que 10% peut être médiocre pour une autre activité, le tout est d’observer une hausse: vos contenus sont jugés plus intéressants, vos offres plus alléchantes.
Taux de réactivité: pourcentage de clics sur les messages ouverts, par exemple si peu de gens ouvrent mais que tous ceux qui ouvrent cliquent, votre taux de réactivité sera élevé: continuez comme ça!